TennisForum.com - View Single Post - Les articles sur Aravane

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Old Mar 1st, 2012, 07:32 PM   #213
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Re: Les articles sur Aravane

Rezaï : «Le tennis est redevenu ma priorité»

L'ex-numéro un française Aravane Rezaï tente de se reconstruire à l'académie Mouratoglou où elle a obtenu ses meilleurs résultats.

Quelques jours après son départ spectaculaire de Bratislava avant le match Slovaquie-France de Fed Cup pour lequel elle n'avait pas été retenue début février, Aravane Rezaï a décidé de retourner à l'académie Mouratoglou. Tombée à la 124e place mondiale après avoir été 15e, la joueuse entame à bientôt 25 ans un travail de reconstruction pour retrouver son meilleur niveau.
Vous n'y avez pas débuté, mais une partie de vos racines se trouve à l'académie Mouratoglou. Est-ce ce que qui vous a motivée pour y retourner ?
Aravane Rezaï : C'est la troisième fois que je vais à l'académie, en fait. La première fois, j'ai rencontré Patrick (Mouratoglou) en tournoi et il m'a proposé de venir avec ma famille. Pendant que nous étions là-bas, mon père s'est rompu le tendon d'Achille et Patrick nous avait proposé qu'un entraîneur de l'académie me suive pendant un mois et demi. Mais à l'époque, mon père voulait garder le contrôle de mon entraînement et nous avons fini par quitter l'académie.
Mais vous êtes revenue en 2009 avec Patrick Mouratoglou comme entraîneur, cette fois…
J'étais restée en contact avec lui et lorsque je me suis qualifiée pour le Masters de Bali, je lui ai proposé de m'y accompagner. J'ai gagné le tournoi et mon père a alors accepté que je m'entraîne avec Patrick. Ça c'est bien passé pendant un an, jusqu'à ce que nous nous séparions après l'US Open parce que je n'étais plus d'accord avec ce qu'il mettait en place pour moi. Mon père a repris progressivement le contrôle, jusqu'au clash de janvier 2011.
Était-ce impossible de vous concentrer sur votre carrière à ce moment-là ?
Pendant un an, le tennis n'était pas ma priorité. Ma priorité, c'était ma santé. J'ai passé une année très dure, mais j'ai beaucoup appris sur moi-même et je suis devenue indépendante. C'est un processus que je n'oublierai pas.
Vous sentez-vous prête à vous investir à fond sur votre tennis maintenant ?
Je ne pouvais plus continuer à fonctionner ainsi et à perdre. La souffrance de l'échec était telle qu'il fallait absolument que je réagisse. Le cap a été franchi avec la Fed Cup, où la douleur de ne plus être dans les meilleures est devenue insupportable. Je sentais que l'on ne me respectait plus de la même façon. Cela m'a fait mal au cœur, parce que je pense que l'on devrait respecter les gens simplement parce qu'ils sont humains. Mais j'ai compris que cela passerait par les résultats. Et que mes amis, je ne les trouverai pas dans le tennis. Patrick, en revanche, s'est toujours soucié de moi. C'est presque mon second père. J'essaie qu'il soit fier de moi sur le terrain et en-dehors.
Et s'il ne vous avait pas reprise à l'académie ?
J'étais décidée à tout faire pour qu'il dise oui. Parce que pour moi, c'est la meilleure façon d'y arriver. Je ne peux que progresser, je suis au plus bas. Mais j'ai une petite base qui peut me permettre de remonter très vite. Je travaille beaucoup et je suis un régime très strict. Ce n'est pas en un jour que l'on construit une carrière. Le tennis, je l'ai en moi. Je sais que si je suis dans le bon état d'esprit, ça viendra.
Thiverval-Grignon, lieu de l'académie, c'est un peu loin de tout, est-ce un plus ou un moins ?
Au début, quand je venais avec ma famille, je n'aimais pas ça. Je sentais un besoin de m'évader. Maintenant, je suis dans une situation de totale indépendance et je réalise la chance que j'ai de me réveiller au bord des terrains d'entraînement. C'est un plus pour un professionnel qui cherche la concentration et quelque chose que l'on ne retrouve pas ailleurs. On mange tous ensemble, mes voisins sont des joueurs comme moi. Il y a des terrains couverts, des terrains extérieurs, en dur, en terre battue. La salle de gym est exceptionnelle.
Vous êtes aux États-Unis pour quelques semaines avec la tournée sur ciment, qui vous y accompagne ?
Pour l'instant, c'est un entraîneur de l'académie, Aurélien Defrenes. Le plus important, c'est l'état d'esprit. Je sais que Patrick a d'autres demandes et qu'il ne peut pas mettre tout de côté pour moi. Je dois d'abord faire mes preuves, mais si j'ai l'occasion de m'entraîner avec lui, oui bien sûr.
Martina Hingis nous a confié vous avoir encouragée dès l'Open d'Australie à revenir dans le giron de Patrick Mouratoglou, vous confirmez ?
Je m'entends bien avec Martina depuis un moment. En Australie elle m'a dit : «ça marchait bien avec lui, pourquoi est-ce que tu as arrêté ?» Je n'étais pas encore prête parce que je savais que si je revenais à l'académie, les conditions seraient strictes, mais c'est vrai que cela m'a poussé à m'interroger.
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