Bероника
May 19th, 2003, 11:49 AM
Mauresmo: "Poursuivre sur ma lancée"
18/05/2003
Propos recueillis par FREDERIC WARINGUEZ
De Sports.fr
A une semaine de Roland-Garros, Amélie Mauresmo affiche la grande forme. Même si elle a échoué en finale du tournoi de Rome face à Kim Clijsters (3-6, 7-6, 6-0), la Française a pratiqué pendant une semaine un excellent tennis qui lui a permis de battre successivement Jennifer Capriati et surtout Serena Williams. Une première qui lui ouvre de nouveaux horizons et qui doit être un tremplin pour la suite de sa carrière. De quoi en tout cas aborder le grand rendez-vous parisien avec un moral d'acier.
Mauresmo a tout donné face à Clijsters.
Qu'est ce qui prévaut à l'issue de cette défaite en finale à Rome ?
Tout de suite après le match, j'étais un peu déçue forcément. Parce que j'ai la sensation que j'ai dominé le match, que j'ai été en contrôle. C'est mon physique qui m'a fait défaut. Je paye trois semaines de tournois et deux gros matches contre Capriati et Serena. En même temps, je suis très satisfaite de ma semaine tant au niveau du jeu que sur mon comportement, au niveau de la tronche. C'est vraiment très positif pour la suite, non seulement de la saison sur terre, mais de la saison tout court.
La défaite contre Kim Clijsters est donc atténuée par une semaine très riche?
Je crois que la déception est normale sur le coup mais une heure ou deux après la raison reprend le dessus. Ce qui est important, c'est que j'ai engrangé beaucoup de confiance... Je sais qu'à 100% de mes moyens, j'étais au-dessus dans cette finale. J'ai dominé, j'ai joué juste. J'avais les clés pour la battre.
Vous avez commencé à fléchir au début du 2e set...
Quand je breake au début du deuxième et qu'elle débreake immédiatement, j'accuse un peu le coup. J'appuyais déjà un peu dans le premier set au niveau physique. Je savais que j'étais un peu sur la réserve et j'ai fini par craquer. C'est comme ça. Elle a su rester dans le match, elle s'est battue, elle s'est bien accrochée quand elle a vu que je baissais un peu le pied.
Pourtant, vous servez pour le match à la fin du 2e set...
Quand je sers à 6-5 pour le match, le seul regret que je peux avoir, c'est de ne pas servir assez de premières balles. Je n'ai pas eu vraiment d'occasions. Je suis allé vers l'avant à chaque opportunité mais elle a bien joué.
Et là, tie-break...
Dans le tie-break, je savais que c'était le moment où jamais. C'était clair qu'un troisième set serait difficile parce que je savais que mes réserves étaient largement entamées voire épuisées complètement...
C'est votre troisième défaite en finale à Rome...
Oui, je sais ! C'est à se demander si j'y gagnerais un jour. Mais c'est de loin la meilleure semaine que j'ai faite à Rome. Je ne suis pas inquiète pour le futur et j'espère que je parviendrai un jour à le gagner ce tournoi !
Vous avez joué avec un bandage à la cuisse. Une blessure?
En fait, samedi après le match contre Serena j'ai ressenti une contracture sur le vaste externe au niveau du quadriceps. Avant la finale je la ressentais encore vivement. On a bien travaillé dessus avec Jérôme Bianchi, on a bien échauffé le muscle. Le bandage, c'était pour m'aider et pour prévenir aussi quelque chose de plus grave qui aurait pu arriver. Je n'ai pas été gênée du tout sur le court. A froid, je sens un petit quelque chose mais je pense qu'avec un jour de repos complet, un peu de récupération active mardi, et en reprenant le tennis mercredi, tout ira bien. Je ne suis pas inquiète.
Quoi qu'il en soit, c'est votre victoire sur Serena Williams qui restera le moment fort de cette semaine romaine...
C'est certain. Battre Serena, après avoir battu Venus c'est important. C'est une barrière qui saute, ce sont des limites qui sont repoussées. C'est vraiment un pas important dans ma carrière. Il fallait que ça arrive. C'était indispensable pour évoluer, pour aller plus loin. En tout cas, maintenant, je sais que je suis capable de le faire.
Quel est maintenant votre programme dans cette dernière ligne droite avant Roland-Garros ?
D'abord je vais me reposer un peu. Je serai à Paris mercredi pour participer à la journée organisée par Seb (Grosjean) avec l'association qu'il parraine.
Mercredi soir, ce sera l'inauguration au musée Grévin de ma statue de cire. Ça va être un moment sympa. J'ai déjà vu la statue en février, elle n'était pas finie...
Quel effet ça fait de se faire statufier ?
Quand on m'a dit que j'avais été sélectionnée par le comité du musée Grévin à l'unanimité, j'ai trouvé ça super sympa. Ce musée, il reflète la France au niveau sportif, artistique, politique... C'est un honneur. C'est le signe d'une certaine notoriété, d'une certaine popularité par rapport au grand public.
Après ça, il faudra se remettre au tennis...
Absolument. A partir de jeudi, je me remets sous pression avec des entraînements un peu plus costauds dans l'optique de Roland. J'aborde l'événement avec le maximum de confiance. Je suis satisfaite de ce que j'ai fait. Maintenant, je veux continuer sur ma lancée.
18/05/2003
Propos recueillis par FREDERIC WARINGUEZ
De Sports.fr
A une semaine de Roland-Garros, Amélie Mauresmo affiche la grande forme. Même si elle a échoué en finale du tournoi de Rome face à Kim Clijsters (3-6, 7-6, 6-0), la Française a pratiqué pendant une semaine un excellent tennis qui lui a permis de battre successivement Jennifer Capriati et surtout Serena Williams. Une première qui lui ouvre de nouveaux horizons et qui doit être un tremplin pour la suite de sa carrière. De quoi en tout cas aborder le grand rendez-vous parisien avec un moral d'acier.
Mauresmo a tout donné face à Clijsters.
Qu'est ce qui prévaut à l'issue de cette défaite en finale à Rome ?
Tout de suite après le match, j'étais un peu déçue forcément. Parce que j'ai la sensation que j'ai dominé le match, que j'ai été en contrôle. C'est mon physique qui m'a fait défaut. Je paye trois semaines de tournois et deux gros matches contre Capriati et Serena. En même temps, je suis très satisfaite de ma semaine tant au niveau du jeu que sur mon comportement, au niveau de la tronche. C'est vraiment très positif pour la suite, non seulement de la saison sur terre, mais de la saison tout court.
La défaite contre Kim Clijsters est donc atténuée par une semaine très riche?
Je crois que la déception est normale sur le coup mais une heure ou deux après la raison reprend le dessus. Ce qui est important, c'est que j'ai engrangé beaucoup de confiance... Je sais qu'à 100% de mes moyens, j'étais au-dessus dans cette finale. J'ai dominé, j'ai joué juste. J'avais les clés pour la battre.
Vous avez commencé à fléchir au début du 2e set...
Quand je breake au début du deuxième et qu'elle débreake immédiatement, j'accuse un peu le coup. J'appuyais déjà un peu dans le premier set au niveau physique. Je savais que j'étais un peu sur la réserve et j'ai fini par craquer. C'est comme ça. Elle a su rester dans le match, elle s'est battue, elle s'est bien accrochée quand elle a vu que je baissais un peu le pied.
Pourtant, vous servez pour le match à la fin du 2e set...
Quand je sers à 6-5 pour le match, le seul regret que je peux avoir, c'est de ne pas servir assez de premières balles. Je n'ai pas eu vraiment d'occasions. Je suis allé vers l'avant à chaque opportunité mais elle a bien joué.
Et là, tie-break...
Dans le tie-break, je savais que c'était le moment où jamais. C'était clair qu'un troisième set serait difficile parce que je savais que mes réserves étaient largement entamées voire épuisées complètement...
C'est votre troisième défaite en finale à Rome...
Oui, je sais ! C'est à se demander si j'y gagnerais un jour. Mais c'est de loin la meilleure semaine que j'ai faite à Rome. Je ne suis pas inquiète pour le futur et j'espère que je parviendrai un jour à le gagner ce tournoi !
Vous avez joué avec un bandage à la cuisse. Une blessure?
En fait, samedi après le match contre Serena j'ai ressenti une contracture sur le vaste externe au niveau du quadriceps. Avant la finale je la ressentais encore vivement. On a bien travaillé dessus avec Jérôme Bianchi, on a bien échauffé le muscle. Le bandage, c'était pour m'aider et pour prévenir aussi quelque chose de plus grave qui aurait pu arriver. Je n'ai pas été gênée du tout sur le court. A froid, je sens un petit quelque chose mais je pense qu'avec un jour de repos complet, un peu de récupération active mardi, et en reprenant le tennis mercredi, tout ira bien. Je ne suis pas inquiète.
Quoi qu'il en soit, c'est votre victoire sur Serena Williams qui restera le moment fort de cette semaine romaine...
C'est certain. Battre Serena, après avoir battu Venus c'est important. C'est une barrière qui saute, ce sont des limites qui sont repoussées. C'est vraiment un pas important dans ma carrière. Il fallait que ça arrive. C'était indispensable pour évoluer, pour aller plus loin. En tout cas, maintenant, je sais que je suis capable de le faire.
Quel est maintenant votre programme dans cette dernière ligne droite avant Roland-Garros ?
D'abord je vais me reposer un peu. Je serai à Paris mercredi pour participer à la journée organisée par Seb (Grosjean) avec l'association qu'il parraine.
Mercredi soir, ce sera l'inauguration au musée Grévin de ma statue de cire. Ça va être un moment sympa. J'ai déjà vu la statue en février, elle n'était pas finie...
Quel effet ça fait de se faire statufier ?
Quand on m'a dit que j'avais été sélectionnée par le comité du musée Grévin à l'unanimité, j'ai trouvé ça super sympa. Ce musée, il reflète la France au niveau sportif, artistique, politique... C'est un honneur. C'est le signe d'une certaine notoriété, d'une certaine popularité par rapport au grand public.
Après ça, il faudra se remettre au tennis...
Absolument. A partir de jeudi, je me remets sous pression avec des entraînements un peu plus costauds dans l'optique de Roland. J'aborde l'événement avec le maximum de confiance. Je suis satisfaite de ce que j'ai fait. Maintenant, je veux continuer sur ma lancée.