PDA

View Full Version : Sandrine is in Lyon (ATP)


Tryphon
Oct 9th, 2002, 06:54 PM
Sandrine Testud : « Richard ne doit pas se brûler trop vite »
--------------------------------------------------------------------------------
«Je suis arrivée sur le tournoi en début d’après-midi. Cela faisait à peu près une dizaine d’années que je n’étais pas revenue. J’ai rencontré Gilles Moretton que j’ai félicité. Le GPTL est vraiment chouette, c’est l’un des meilleurs tournois hors ceux du Grand Chelem. Il a fait du bon boulot, que ce soit au niveau du village, de l’accueil, des joueurs, de la restauration, de l’ambiance.

Ce qui m’a surpris aussi c’est de voir autant de monde, surtout en début de semaine. J’ai connu des tournois où même en quarts voire en demi-finales, il n’y avait pas autant de public. En plus, j’aime beaucoup le Palais des sports de Gerland. Ses structures, sa salle, la proximité du public, produisent une super ambiance.

Je me suis régalée en voyant la rencontre qui opposait Marat Safin à Richard Gasquet. Je me souviens avoir remis à Richard il y a quatre ans, le trophée des Petits As. A l’époque, il avait douze ans. Il était même petit pour son âge. Techniquement, c’est un joueur qui sait tout faire. Il va falloir qu’il grandisse, qu’il s’étoffe encore, mais il n’a que seize ans.

Sur ce match, ce qui a fait la différence, c’est la puissance du service de Safin. En plus, il retourne très vite sur cette surface. Mais Richard, a réalisé une remontée incroyable dans le second set alors qu’il est tombé sur un très bon Safin. Et c’est tout à son honneur. Il a produit des coups et des retours superbes. Il possède un talent incroyable et une maturité surprenante. Il a la technique et la tête pour jouer au plus haut niveau. Je sais que son père et Eric Winogradsky l’entourent très bien.

C’est un garçon simple. Son but est d’être le meilleur. Franchement, je ne crois pas avoir croisé un Français de cet âge aussi bon. Si je devais lui donner un conseil, un peu comme lorsque Martina Hingis fut sacrée numéro un mondiale à 16 ans, c’est de ne pas se brûler trop vite. C’est juste le début, il vient de passer pro. C’est un passage important. Avec son talent, il va monter mais les autres vont aussi apprendre à mieux le connaître. Or, à ce moment là, il peut rencontrer des difficultés. Ce n’est jamais évident de rester en haut. Mais il a toutes les clés en mains pour réussir. A condition aussi que son entourage et ses proches continuent à bien le gérer.»