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View Full Version : Interview of Tati


youkoulélé
Nov 20th, 2007, 12:14 PM
On Lequipe.fr today : interview of Tati about her relationship with coaches..

Tatiana Golovin, 13e mondiale, soit son meilleur classement, a répondu à notre invitation. A 19 ans, la Française, toujours aussi souriante et spontanée, s'est responsabilisée. Avant de partir à l'Alpe-d'Huez pour quinze jours de travail intensif, elle a évoqué en quatre volets sa saga avec les coaches, sa saison, son évolution, sa vision de la Fed Cup et ses objectifs.

Tatiana Golovin a mûri et cette évolution s'accompagne d'un changement dans son approche de l'entraînement. Aujourd'hui, la Française souhaite avoir un coach à ses côtés tout au long de l'année. Reste à savoir qui ? Mats Wilander ne peut pas voyager avec elle. Alors ? La 13e joueuse mondiale a quelques noms en tête.

«Tatiana Golovin, où en est la saga des coaches ?
Je ne sais pas.

Avec Mats Wilander, est-ce fini ?
Non, pas du tout. Mais Mats ne peut pas voyager. Je pense qu'il me faut quelqu'un qui puisse être avec moi tous les jours pour faire le boulot. Là, je vais à l'Alpe-d'Huez avec la Fédération pendant quinze jours, puis il faut que je reparte à Miami pour une charity et je vais revenir pour m'entraîner à Roland-Garros avec Georges (Goven) ou quelqu'un d'autre. J'ai quelqu'un en tête qui va peut-être venir avec moi aux Etats-Unis.

Vous avez donc envie aujourd'hui d'avoir quelqu'un qui vous suive toute l'année ?
J'ai mûri, je pense aujourd'hui qu'on peut avoir ses distances avec son entraîneur, on n'est pas obligée de tout se dire, tout connaître et d'être tout le temps ensemble. Il faut juste être sur le court et travailler ce qu'on a travaillé.

Est-ce que vous allez également emmener un préparateur physique avec vous sur le circuit ?
Je vais essayer de me concentrer davantage sur le tennis. Essayer de trouver quelqu'un. Puis prendre un entraîneur physique sur quelques semaines pour préparer les Grands Chelems.

Se concentrer sur le tennis, cela veut dire que vous souhaitez faire évoluer votre jeu. Quels seront les axes de travail ?
Un petit tout, des petites choses. Un regard extérieur peut aider. Quand on enchaîne comme je l'ai fait pendant un mois, on n'a pas le temps de s'entraîner. On a juste besoin de quelqu'un pour s'échauffer, pour donner des petites choses quand on se dérègle. Quand on voyage et qu'on a mal dormi, on se réveille et on ne bouge pas aussi bien, ce sont des réglages.

En plus, vous jouez beaucoup en timing.
Beaucoup. C'est pour cela que c'est bien d'avoir quelqu'un avec soi qui peut juste frapper la balle au milieu pendant une demi-heure.

«J'ai toujours été très indépendante»

Avec un entraîneur, c'est avant tout une question de feeling ?
C'est pour cela que c'est très compliqué et que je prends mon temps, je n'ai pas envie de me précipiter.

Vous avez quelques noms ?
J'ai quelques noms français et étrangers. Honnêtement, je ne sais pas. Je vais à l'Alpe d'Huez jusqu'au 6 décembre, je rentre une semaine à Miami puis il me restera deux semaines et demie avant d'aller en Australie. Je vais revenir en France passer les fêtes avec ma famille.

Quel serait le profil idéal de votre entraîneur ?
Il faut quelqu'un qui ait de l'expérience. J'ai besoin d'un entraîneur qui sache tout ce qui se passe sur le circuit et qui connaisse les autres filles. Aujourd'hui, pour battre des joueuses dans le Top 10, ce n'est pas juste en jouant bien, c'est en les faisant mal jouer. Il faut qu'on s'entende, qu'on soit sur la même longueur d'ondes sur la manière dont je veux travailler. Il faut qu'il soit... parfait.

Brad Gilbert est libre (depuis, l'Américain s'est engagé avec la Fédération britannique pour s'occuper de Bogdanovic).
C'est vrai ? Depuis quand ? Brad, c'est presque une trop grande personnalité pour l'avoir à côté de soi. J'adore aller le voir pour bosser parce qu'il connaît très bien le tennis, mais l'avoir tous les jours, c'est un peu stressant.

Cette absence de coach attitré, cela vous a-t-il permis de grandir plus vite ?
On m'a toujours dit, depuis que je suis toute petite, de me débrouiller sur le court. J'arrive donc à me débrouiller toute seule sans regarder mon box comme certaines. Ca m'énerve, j'ai envie de leur dire : vous êtes les meilleures joueuses du monde, vous pouvez vous débrouiller une heure et demie sur le court, vous savez comment faire des coups droits. J'ai toujours été très indépendante, je sais ce que j'ai à faire, mais il faut l'entraînement pour améliorer tout cela.

Un regard extérieur fait parfois du bien, on a moins de recul sur soi-même.
Mais on apprend souvent plus dans les défaites que dans les victoires.

Votre entourage vous guide jusqu'à présent ?
Maman est très présente, la Fédération aussi. Je n'ai jamais eu d'entraîneur qui voyageait avec moi à plein temps, mais j'ai toujours pris des conseils. Je ne suis jamais restée toute seule à m'entraîner sur un court, j'ai toujours eu des personnes super qui m'entouraient, qui croyaient en moi.»

If someone can translate it, it would be nice ;)

.:sk:.
Nov 20th, 2007, 05:28 PM
Please a short summary !? :D

RS232
Nov 21st, 2007, 10:04 AM
Hello,

The second part of tati's interview

from l'équipe http://www.lequipe.fr/Tennis/191107_GOLOVIN_DOS.html


«TRÈS ENVIE DE REPRENDRE»

Par Sophie DORGAN

Tatiana Golovin, 13e mondiale, soit son meilleur classement, a répondu à notre invitation. A 19 ans, la Française, toujours aussi souriante et spontanée, s'est responsabilisée. Avant de partir à l'Alpe-d'Huez pour quinze jours de travail intensif, elle a évoqué en quatre volets sa saga avec les coaches, sa saison, son évolution, sa vision de la Fed Cup et ses objectifs.

Tatiana Golovin revient sur sa saison, marquée par ses deux premiers titres à Amelia Island et Portoroz, et deux finales à Stuttgart et Zurich.

«Tatiana Golovin, vous terminez l'année au 13e rang mondial, votre meilleur classement. Quel bilan dressez-vous de votre saison ?

Je ne pensais pas que cela allait finir aussi bien. Après ma blessure (Ndlr : après le quart de finale en Fed Cup contre le Japon du 20 au 22 avril), j'ai raté tout l'été. Mais je n'ai pas mal joué depuis le début de l'année, j'ai atteint la demi-finale à Anvers, un quart à Indian Wells puis j'ai gagné à Amelia Island. J'ai plus ou moins été très solide tout au long de l'année. Si je n'avais pas eu la blessure, j'aurai pu être encore plus haut. Seul l'US Open a été une grande erreur de ma part. Mais il faut relativiser car je fais une demi-finale à Toronto juste avant cette défaite au premier tour. Puis je finis bien l'année. Cela me motive beaucoup pour l'année prochaine.

Quel est votre programme de préparation avant l'Australie ?

Je serai à l'Alpe d'Huez avec la Fédération à partir du 19 novembre et je suis impatiente de reprendre. Je ferai deux semaines là-bas. Il faudra se réoxygéner, bien se remettre. La première semaine, ce sera du physique et la deuxième semaine, on va intégrer le tennis. Je joue la troisième semaine en Floride puis deux autres semaines d'entraînement à Roland-Garros avant l'Australie.

Vous revenez de vacances, est-ce difficile de retrouver l'envie ?
Non, j'ai très envie de reprendre. J'étais à Miami où j'ai coupé complètement, pensé à rien, cela m'a fait du bien. Mais je suis allée voir des matches de basket et d'autres sports pendant mes vacances, et quand je les regardais, j'avais des frissons, cela me manquait. Je suis vraiment contente de revenir.

En quatre ans, vous êtes passée du 345e rang (fin 2003) à la 13e place mondiale. Comment avez-vous vécu cette progression à seulement 19 ans ?

Au début, personne ne te connaît, tu es nouvelle, tu es la petite jeune, tu bats des joueuses parce qu'elles ne te connaissent pas. La deuxième année, c'est toujours difficile de confirmer parce qu'il y a tous les points à défendre et les autres joueuses commencent à te connaître. La deuxième année a été très difficile. La troisième année, j'ai battu de très bonnes joueuses puis j'ai commencé à me blesser à la cheville, cela m'a un peu ralenti.

Et cette année est celle de la constance ?

C'est ce que j'essaie de travailler. Quand on voit les meilleures joueuses, elles gèrent hyper bien leur planning pour être en forme dans les meilleurs tournois et pouvoir battre les meilleures joueuses. Les top joueuses ne perdent pas contre des filles moins bien classées, elles sont toujours en quart ou en demie dans chaque tournoi et c'est cela qui va faire la différence pour moi l'année prochaine.

Il faut donc apprendre à gagner en jouant parfois moins bien ?

On arrive à vraiment bien jouer trois semaines dans l'année. Enfin, c'est plutôt trois semaines où tu penses que tu joues bien. Le reste, il y a toujours de la fatigue, du stress. Quand on gagne des matches en ne jouant pas très bien, c'est là qu'on voit que tu es la plus forte.
«Je suis là et je peux gagner»

Parmi les moments où vous avez très bien joué, il y a Amelia Island. Votre meilleur souvenir, est-ce la balle de match en finale à Amelia Island où vous remportez votre premier titre ?

Toute la semaine était un superbe souvenir. Juste avant, je ne jouais pas bien à Miami. En quelques jours d'entraînements avec le staff de la Fed Cup, je reprends confiance, je commence à battre de bonnes joueuses. Battre Venus (Wiliams) là-bas, c'est un grand truc. Puis j'élimine Ivanovic contre qui je perdais tout le temps et en finale, je me sentais bien, je n'étais pas tendue. Cela m'a aidée en fin de saison car j'avais l'expérience, je l'avais déjà fait. Je n'avais plus le doute du genre "je ne dois pas être là". Je suis là et je peux gagner.

Seule Justine Henin vous a résisté ?

(sourires) Apparemment, elle est sur une autre planète. Je ne sais pas ce qu'elle a. Elle gère son truc hyper bien. Elle sait quel tournoi faire, comment il faut se préparer, c'est ce qui fait la différence. Elle ne joue pas tous les tournois, mais quand elle est là, elle est à 1000%. Il y a plein de joueuses en fin d'année qui n'en pouvaient plus ou en début d'année qui n'étaient pas bien préparées. Pas elle. Cela fait longtemps qu'elle est là, elle a gagné de nombreux Grands Chelems. Et elle n'a que cela dans la vie, que le tennis. Elle est à fond. Quand je la regarde dans les vestiaires, ce n'est que cela. J'ai beaucoup de respect pour elle. Elle a beaucoup de maturité et de professionnalisme.

Est-ce un modèle ?

Complètement. J'ai joué contre elle pour la première fois au Gaz de France cette année, elle revenait et elle m'a vraiment impressionnée. Elle était agressive, elle montrait qu'elle était présente et tout de suite, elle mettait la pression. J'ai beaucoup de respect.»

:bounce:

RS232
Nov 21st, 2007, 11:12 AM
The thirth part

from l'équipe http://www.lequipe.fr/Tennis/191107_GOLOVIN_TRES.html

«UNE AUTRE AMBITION»

Par Sophie DORGAN

Tatiana Golovin analyse les raisons de ses succès comme de ses échecs. La Française parle d'un surcroît de rigueur, de stabilité et de régularité. Tout simplement l'expérience, la maturité et une meilleure connaissance de soi.

«Tatiana Golovin, Loïc Courteau disait à Amelia Island qu'il vous fallait avant tout "bosser, bosser, bosser". Est-ce que cette année a servi de déclic à ce niveau-là ?

Loïc a dit cela pour m'énerver un petit peu. Il sait très bien que je bosse beaucoup depuis que je suis tout petite, depuis que j'ai 7 ans chez Bollettieri. Il me manquait un peu de rigueur, je n'étais pas aussi stable dans les entraînements. J'ai appris cela. Même par rapport aux blessures, j'ai appris qu'il fallait être stable, régulière aux entraînements.

Vous avez appris à mieux vous connaître ?

Exactement, cela vient avec l'âge, avec la maturité, avec l'expérience.

Cette maturité se situe-t-elle en termes de responsabilisation, d'une meilleure connaissance des priorités ?

Oui, je connais beaucoup mieux mes priorités. Mais c'est surtout l'expérience. Parfois, on fait de petites erreurs stupides parce que tout simplement on ne les a jamais faites avant. Je sais maintenant ce qui m'aide et ce qui me gêne. J'arrive à mieux faire la différence parce que j'ai vécu les choses.
«J'ai une autre ambition»

Quelles sont vos priorités ?

Maintenant que j'ai goûté au super haut niveau, jouer des finales devant tout ce monde, j'ai encore plus envie d'y être. Cela me motive encore plus. Je n'ai plus 16 ans, juste là pour jouer au tennis, j'ai une autre ambition.

On a l'impression que vous jouez plus pour vous-même que par rapport au regard des autres ?

Oui, cela a changé cette année. Je sais qu'en fin de compte, quand je vais me coucher le soir, il faut que je vive avec moi-même. Il y a des matches où j'ai eu des regrets parce que je savais que j'aurais pu faire mieux, me donner plus à fond et je n'ai plus envie de finir ma journée en pensant cela. Maintenant si je perds, tout le monde perd, mais je sais que je me suis donnée à fond et que j'ai tout fait. Même par rapport aux entraînements, parfois on peut arriver en match et se dire qu'on est mal préparée, je n'ai plus envie de cela. Je gagne ou je perds, mais je sais que j'ai tout fait sur le court et en dehors.

Votre image très fun édulcore parfois votre tempérament de grande bagarreuse sur le court. Les gens peuvent oublier vos performances et votre côté combattante ?

Il y a beaucoup de choses que les gens ne savent pas sur ma façon de vivre, de m'entraîner et comment j'aborde les matches. C'est vrai que je ne suis pas comme certaines joueuses mais cela fait partie de moi. J'espère qu'avec les résultats, cela va prouver qu'il y a plus qu'une image.»

:bounce:

Harju.
Nov 21st, 2007, 05:11 PM
Very refreshing article :). Let me try to summarize, again with my F rated French LOL.

First Part.
Coach.
Tati is looking for a full time coach that can accompany her throughout the whole season as Mats Wilander can't travel with her all the time. She has not ended her partnership with Mats but she wanted somebody who can be with her every day to coach her. She said she's more matured now. And that she is not obliged to be together all the time with the coach. They just need to work.

She'd be going to Alpe - d'Huez with the French Team for two weeks and then she'd go back to Miami for the charity match. After that she'd be back to Roland Garros to train with Georges Goven or someone else. She also said that she has someone in mind who perhaps will go back with her to the United States.

Asked about physical trainer, she said that she'd concentrate more on tennis. She'd only work with a trainer for few weeks to prepare for Grand Slam.

Asked about what are the areas that she'd want to change in her game . I really do not understand. What I can gather is that she said that an outsider can help. And that there was no time to practice when she's on move(?). She just needs someone to warm up as when she travels and sleeps poorly, she'd wake up and not move well. She said it's good to have someone with her who can just hit the ball in the middle for half an hour.

She said that it is very complicated to get a trainer/coach and that is why she take her time and not rush herself.

She was asked about names of the coach she had in mind. She said that there are French and non French names so far. She is not sure yet. She'd be at Alpe d'Huez until Dec 6 and then she'd be in Miami for two and half weeks before going to Australia, but she'd be celebrating Christmas in France with her family.

About ideal coach, she said that she needs someone who is experienced. She needs a coach who knows everything that is happening on the tour and who knows the other girls. She added, today, to beat players in the Top 10, it's not about just playing well, it is to beat her while playing badly(I think lol). It is important that they agree, whether on the same manner about how she wants to work. He just must be ... Perfect.

She wasn't aware that Brad Gilber has left Murray. He is very knowledgeable in tennis but he has a big personality and to be with him every day is a little stressful.

The reporter asked whether with the absence of a coach in tour allowed her to grow up faster. She said that she has always been very independent. She knows what she has to do, but it takes training to improve. There are some parts that I do not understand lol. I think she said that she was pissed about what people been saying to her (not sure what it is) since she was a kid.

Again, do not really understand what she was asked, but she said that it is often to learn more in defeat than in victory.

Asked about her entourage, she said that her mom is always there with her and the French Tem as well. She never had a coach who traveled with her full time, but she always took advice. She has always had great people around her and believed in her.

FrenchY52
Nov 21st, 2007, 06:49 PM
4th and last part :

J'AI FRANCHI UN CAP»
Par Sophie DORGAN

Tatiana Golovin, 13e mondiale, soit son meilleur classement, a répondu à notre invitation. A 19 ans, la Française, toujours aussi souriante et spontanée, s'est responsabilisée. Avant de partir à l'Alpe-d'Huez pour quinze jours de travail intensif, elle a évoqué en quatre volets sa saga avec les coaches, sa saison, son évolution, sa vision de la Fed Cup et ses objectifs.


Très fervente supportrice de l'esprit d'équipe, Tatiana Golovin adore la Fed Cup et cette saison, elle a vécu le meilleur comme leader des Bleues en quart de finale contre le Japon et le pire avec un match cauchemardesque en demi-finale face à l'Italie.

«Tatiana Golovin, comment avez-vous vécu ce match décisif contre Francesca Schiavone ?
Sur le coup, tu as envie de te tuer. Après, quand tu y penses, tu en parles, cela fait partie d'une carrière. C'était très difficile. Je pète complètement les plombs à 5-2 (Ndlr : après avoir mené 5-2 au troisième set, Tatiana Golovin perd 6-4, 2-6, 7-5), je n'arrive plus à respirer et après, je bats Schiavone trois fois. Ce sont avec des défaites comme celles-là qu'on apprend. Ce sont des matches comme celui-là qu'on ne doit pas perdre la fois d'après, il ne faut pas avoir peur. Avant, j'avais peut-être un peu peur de ce qui allait se passer. On ne peut pas vivre en ayant peur. On ne peut pas jouer au tennis en ayant peur de rater ou de faire quelque chose. Par rapport à cela, j'ai franchi un petit cap.

Avant la rencontre, vous parliez déjà de l'importance du public et de rester concentrée.
Oui, mais on ne sait jamais ce qu'il peut arriver jusqu'au moment de servir. On était tous dedans, on comptait sur Amélie Mauresmo qui n'était pas à 100%. Tout d'un coup, je me dis c'est fini, on a gagné parce que je vois Nath (Dechy) qui arrive derrière la bâche du court. Et puis je la vois repartir pour préparer son double.

Avec la Fed Cup, vous avez aussi vécu un changement de statut. Comment avez-vous appréhendé cette place de leader ?
De toutes les façons, cela allait se passer un jour ou l'autre quoi qu'il arrive. On a super bien joué à Limoges, c'était une bonne première expérience. Amélie (Mauresmo) a mis la barre haute parce que tout le monde comptait toujours sur elle. Maintenant, je sais que ce n'est pas facile du tout. Ce n'est pas parce que tu es numéro 1 mondiale et que tu es supposée battre les joueuses que tu y arrives en Fed Cup. Schiavone en Fed Cup, elle joue mille fois son niveau. Pour moi, Amélie est vraiment une leader et cela va me faire bizarre quand ce sera moi. J'ai vraiment eu de la chance. Quand j'ai intégré le groupe, j'avais 16 ans, il y avait Mary et Amélie. On joue à Roland la finale, on ne peut pas rêver mieux sauf le résultat. Mais au niveau de l'équipe, on ne peut pas rêver mieux.

«Les JO, c'est un rêve»

Que pensez-vous de l'absence de Marion Bartoli ?
On serait toutes contentes si elle venait parce qu'elle est numéro 1 française, elle a super bien joué cette année. Le problème, ce n'est pas Marion. Il n'y a pas de problèmes avec Marion, mais si elle commence à venir avec quelqu'un, il faut qu'on change toute la structure de l'équipe. Amélie (Mauresmo), Nath (Dechy) et moi, on vient alors avec qui on veut. Dans ce cas-là, on devient comme les Russes, on ne mange même plus ensemble, chacun s'entraîne quand il veut. Il n'y a plus d'équipe, c'est autre chose. Est-ce ce qu'il faut faire pour gagner ? Il faut voir si cela convient.

Mais ce n'est pas votre philosophie ?
J'étais toute jeune quand suis rentrée dans l'équipe, je ne connaissais personne et ils m'ont intégrée. Je ne peux pas imaginer une autre ambiance que celle-là. Ils venaient me réveiller le matin parce que je n'arrivais pas à me réveiller, on devait tout faire ensemble, cela m'a beaucoup appris. En plus, on est toujours en individuel. Si c'est juste pour venir faire deux matches les samedi et dimanche, on peut les faire en tournoi. Là, quand tu gagnes, tu gagnes en équipes. Quand tu perds, tu perds en équipe.

Les Jeux Olympiques font-ils partie de vos objectifs majeurs pour 2008 ?
Je n'arrive pas à y croire. Si j'y vais, c'est un rêve. J'étais hyper dégoûtée quand je n'ai pas pu y aller en 2004, mais je n'étais sûrement pas prête. Mais là si j'y vais, je n'arrive même pas à imaginer. On a toujours grandi en regardant les JO, la médaille, tous les autres athlètes, c'est un truc de dingues. Bien sûr, ce sera un de mes objectifs. Même si l'année prochaine va être très difficile parce qu'on doit aller en Chine en début d'année avec la Fed Cup, revenir en Europe, puis repartir en Chine avant l'US Open pour repartir en Asie.

Allez-vous alléger votre programme cette saison ?
Je pense qu'il va être un peu plus allégé. J'ai fait une petite surcharge de tournois cette année, c'est pour cela que je me suis blessée. Je préfère me concentrer sur les grands tournois comme le font les meilleures.»

Sorry if I dont translate :s

youkoulélé
Nov 21st, 2007, 07:21 PM
Very refreshing article :). Let me try to summarize, again with my F rated French LOL..

You really understand well French !!! you can't have a F, your french is of a high standard ;) !


Asked about what are the areas that she'd want to change in her game . I really do not understand

she just told that an other look on your game can help. And when she is playing every week like she did last month, she doesn't have much time to practice with a coach! She just need someone to warm up and to tell her what little things are going wrong !

.:sk:.
Nov 22nd, 2007, 04:34 PM
Thanks V-lix and youkoulélé :wavey: