"Sluggy"
Oct 7th, 2005, 07:58 AM
Im talking about this guy:
« J’ai tué des Irakiens innocents »
Jimmy Massey Sergent- chef pendant l’opération Iraqi Freedom. Quel est le sens de votre démarche en écrivant votre livre, Kill Kill Kill ? Je voulais sensibiliser le monde autour des atrocité s commises sur la population irakienne. Et me réconcilier avec moi- même. Je suis rest é trois mois en Irak, au début de la guerre en 2003. J’y suis allé avec le sentiment d’avoir une mission : aider les Irakiens. Ce n’est qu’après que je me suis rendu compte que nous n’étions là que pour le pétrole.
Dans votre ouvrage, qui n’a pas trouvé d’éditeur aux Etats- Unis, vous parlez de « crimes de guerre » commis par les Américains… Le terme est choisi. Les choses ont dérapé quand nous avons reçu un rapport des services secrets affirmant que tous les Irakiens étaient des terroristes potentiels. Les marines sont devenus nerveux et ont eu la gâchette facile. J’ai moi aussi tué des civils innocents. Ce sont des crimes de guerre car il s’est avéré qu’ils n’avaient ni armes ni explosifs.
Est- ce à ce moment que vous avez quitté l’armée ? Oui. J’ai alors souffert de ce qu’on appelle un stress posttraumatique. En décembr e 2003, j’ai été « honorablement rendu à la vie civile » .
Comment ont réagi vos collègues de l’armée ? On a essayé de me faire passer pour un objecteur de conscience, un délateur, c e qui est passible de prison.
Ancien recruteur pour l’armée, vous faites aujourd’hui partie d’un mouvement de « contre- recrutement » . L’armée, qui peine désormais à recruter, écume les abri s des victimes des cyclone s Rita et Katrina pour courtiser des jeunes gens démunis, à qui les militaires promettent des tas de choses. Moi, je vais dans les écoles et les lycées pour raconter ce que j’ai vu et vécu. Pour que les jeunes sachent vraiment ce qu’est cette guerre.
Comment réagissent- ils ? Beaucoup se doutaient que cela se passait comme ça, mais c’est la première fois que quelqu’un leur dit vraiment. L’Amérique ouvre à peine les yeux sur les exactions que nous commettons en Irak.
Recueilli par Faustine Vincent Kill Kills Kill , Jimmy Massey avec Natasha Saulnier, 398 p.,
Ed. Panama, 2005, 22 euros.
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S. POUZET / 20 MINUTES
He went willingly into the army, he knows that EVERYTHING that happens in the army could be potentially sensitive to the countrys image and morale. And then he goes and talks shit about it. All soldiers are under stress and can makes mistakes. Now he gets to make money off this shit with his little diary. NO disrespect to you officer but i dont buy it. STFU.
« J’ai tué des Irakiens innocents »
Jimmy Massey Sergent- chef pendant l’opération Iraqi Freedom. Quel est le sens de votre démarche en écrivant votre livre, Kill Kill Kill ? Je voulais sensibiliser le monde autour des atrocité s commises sur la population irakienne. Et me réconcilier avec moi- même. Je suis rest é trois mois en Irak, au début de la guerre en 2003. J’y suis allé avec le sentiment d’avoir une mission : aider les Irakiens. Ce n’est qu’après que je me suis rendu compte que nous n’étions là que pour le pétrole.
Dans votre ouvrage, qui n’a pas trouvé d’éditeur aux Etats- Unis, vous parlez de « crimes de guerre » commis par les Américains… Le terme est choisi. Les choses ont dérapé quand nous avons reçu un rapport des services secrets affirmant que tous les Irakiens étaient des terroristes potentiels. Les marines sont devenus nerveux et ont eu la gâchette facile. J’ai moi aussi tué des civils innocents. Ce sont des crimes de guerre car il s’est avéré qu’ils n’avaient ni armes ni explosifs.
Est- ce à ce moment que vous avez quitté l’armée ? Oui. J’ai alors souffert de ce qu’on appelle un stress posttraumatique. En décembr e 2003, j’ai été « honorablement rendu à la vie civile » .
Comment ont réagi vos collègues de l’armée ? On a essayé de me faire passer pour un objecteur de conscience, un délateur, c e qui est passible de prison.
Ancien recruteur pour l’armée, vous faites aujourd’hui partie d’un mouvement de « contre- recrutement » . L’armée, qui peine désormais à recruter, écume les abri s des victimes des cyclone s Rita et Katrina pour courtiser des jeunes gens démunis, à qui les militaires promettent des tas de choses. Moi, je vais dans les écoles et les lycées pour raconter ce que j’ai vu et vécu. Pour que les jeunes sachent vraiment ce qu’est cette guerre.
Comment réagissent- ils ? Beaucoup se doutaient que cela se passait comme ça, mais c’est la première fois que quelqu’un leur dit vraiment. L’Amérique ouvre à peine les yeux sur les exactions que nous commettons en Irak.
Recueilli par Faustine Vincent Kill Kills Kill , Jimmy Massey avec Natasha Saulnier, 398 p.,
Ed. Panama, 2005, 22 euros.
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S. POUZET / 20 MINUTES
He went willingly into the army, he knows that EVERYTHING that happens in the army could be potentially sensitive to the countrys image and morale. And then he goes and talks shit about it. All soldiers are under stress and can makes mistakes. Now he gets to make money off this shit with his little diary. NO disrespect to you officer but i dont buy it. STFU.