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View Full Version : Help needed


caseyl45
Nov 11th, 2003, 12:12 AM
Hey, guys, I need some help. I'm working on a project for school, and I would like to use some quotes from a couple of recent interviews concerning Justine for it. The first one is the Le Soir interview, which I'll post here, and the second one is the one that Pierre-Yves did for Humo. If anyone can translate these interviews (word for word) for me, I would very much appreciate it. You can post them here, or you can PM them, whichever works easier for you. Thank you very much in advance.

Le Soir Interview:
Justine Henin, paroles de numéro un
- Décontractée et très à l’aise, l’Ardennaise est revenue sur son année qui restera exceptionnelle.
- Elle n’a écarté aucun sujet, même les plus délicats.
ENTRETIEN
PAOLO LEONARDI
PHILIPPE VANDE WEYER
Zen et high-tech. C’est comme ça qu’on pourrait définir l’appartement qu’occupent Justine et Pierre-Yves Hardenne à Wépion. Le couple nous reçoit dans l’intimité de leur duplex pour un tour d’horizon de cette cuvée 2003 qui restera un grand cru classé dans la carrière de l’Ardennaise.
Justine Henin, vous préférez être no 1 mondiale à la fin de la saison. Pourquoi ?
Pour garder la première place quelques semaines et pour avoir plus de temps pour la digérer. Elle apporte encore davantage de sollicitations. Avec Carlos (NDLR : Rodriguez, l’entraîneur), on s’est dit qu’il valait mieux l’être le 10 novembre. Je serais davantage prête à revenir en action à la mi-janvier en ayant accepté mon nouveau statut.
Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez évoqué la place de no 1 ?
C’est très flou. Tout ce que je sais c’est que la femme qui s’occupe de mes lentilles me rappelait récemment que la première fois que je suis allée la voir, elle m’avait demandé ce que je voulais faire plus tard et j’avais répondu: être no 1 mondiale. Je devais avoir 11 ou 12 ans. Les gens ont dû me prendre pour une grande rêveuse !
A quel moment vous êtes-vous rendue compte que la possibilité existait vraiment ?
Après ma victoire à Roland Garros. Gagner deux Grands Chelems et devenir no 1 cette année, c’est inespéré. Quand j’ai perdu en demi à l’Open d’Australie (NDLR : contre Venus Williams), il y avait encore entre moi et les filles devant un trop grand écart.
Vous sentez-vous la vraie patronne du circuit ?
Cette année-ci, oui. Aucune discussion possible. Bien sûr, on pourra toujours arguer de l’absence des Williams, mais, si elles jouaient davantage, seraient-elles capables de tenir le coup physiquement ? Quant à Kim (Clijsters), elle est sûrement aussi forte que moi tennistiquement, mais j’ai mieux géré qu’elle les situations difficiles. C’est dans mes deux finales de Grand Chelem que je suis devenue no 1.
Est-ce grâce à l’absence des soeurs Williams que vous et Clijsters êtes devenues nos 1 ?
Elle nous a un peu aidées, c’est évident. Cela dit, et en ce qui me concerne, quand j’ai battu Serena à Charleston, j’ai eu un déclic. J’avais très bien compris la façon de la jouer et l’approche mentale que je devais avoir par rapport à elle. Roland Garros fut un tournant. A Wimbledon, elle était trop forte.
Elles vous manquent ?
Personnellement, non ! (Rires.) Mais, en tant que joueuse, j’adore quand la compétition est la plus forte possible. Sincèrement, je serai heureuse quand elles reviendront parce que ce sera aussi une façon pour moi de retrouver une autre motivation.
La WTA n’aide-t-elle pas le côté star-system ?
Je crois qu’on est en train d’en revenir davantage à l’aspect sportif. Du moins, je l’espère, parce que quand on ne me parle que de mon appartement ou du chien de Kim, je trouve ça désolant. On a en Belgique deux filles qui sont 1 et 2 mondiales. C’est ça qui doit primer. Malheureusement, l’attente des gens est parfois ailleurs.
Etes-vous capable de réaliser le Grand Chelem en 2004 ?
Mon rêve est de gagner un jour les quatre. Maintenant, il s’est passé tellement de choses depuis le mois de juin que je dois prendre mon temps. Gagner l’Open d’Australie ou Wimbledon serait sensationnel, mais il faut rester réaliste : la défaite en Grand Chelem arrivera.
S’habitue-t-on au succès ?
Je dois apprendre à vivre avec le regard des gens sur moi. Et ça, ce n’est pas facile. Il y a deux ans, j’ai vraiment très mal vécu mon arrivée dans le top 10. Je me suis demandé si j’étais faite pour être observée en permanence. J’ai eu du mal à m’affirmer dans le top 10, puis dans le top 5 et puis, cette année, j’ai explosé et je me suis habituée au succès. Même s’il y a des fois où je suis plus irritée que d’autres. Quand des gens viennent vers moi, c’est toujours délicat. Neuf fois sur dix, cela va bien se passer et la dixième, ce sera le mauvais moment et cette personne-là va me détester à tout jamais !
Les gens qui vous connaissent peu vous voient comme une fille toujours sous contrôle…
En public, j’essaie de garder un certain contrôle parce que j’estime qu’il y a quelque chose en moi que je dois garder pour moi. Côté personnel, je suis quelqu’un de très généreux et de très spontané. Je vis plus pour les autres que pour moi. Je suis encore jeune. Avec le temps, j’arriverai à être plus naturelle et à avoir un rapport plus étroit avec les gens. Il y a des personnes qui peuvent paraître plus proches mais qui sont hypocrites. Moi j’essaie d’être vraie par rapport à mon public. Je crois lui donner beaucoup mais je ne veux pas non plus en faire trop. Je veux rester une fille simple, fidèle à son image.
Tandis que vous n’hésitez jamais à dévoiler vos défauts, vous n’aimez pas montrer vos émotions. Pourquoi ?
Je suis quelqu’un de très honnête, avec la presse ou en général. C’est important de pouvoir reconnaître ses erreurs pour les accepter parce que, quand on ment, on ne peut être en paix avec soi-même. Pour ce qui est de mes émotions, on m’a toujours empêchée dans mon enfance de les montrer. Je ne pouvais pas pleurer. J’ai fait un blocage, mais, aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Intérieurement, ma joie est immense mais je n’ai pas besoin de la montrer aux autres. Du moment que mes proches la sentent, pour moi c’est gagné.
Etes-vous encore capable d’émerveillement ?
Oui. Je suis allée voir Céline Dion à Las Vegas et j’étais émerveillée comme une petite fille pourrait l’être devant moi. Je connais toutes ses chansons par coeur ! J’ai été en admiration devant quelqu’un d’aussi énergique et de tellement généreux. Céline Dion, c’est une des plus grandes stars qu’on puisse rencontrer et elle est restée si simple et si naturelle. Une leçon.
On ignore tout de la Justine Henin chanteuse…
Tant mieux car je chante comme une casserole ! Sous la douche et dans ma voiture. Je rends Pierre-Yves et Carlos fous !
Parvenez-vous encore à contrôler votre vie privée ?
Je ne peux plus faire ce que je veux. J’appartiens à beaucoup de monde, car les gens s’approprient ce que j’accomplis. A mon retour de l’US Open, j’ai fait mes courses au supermarché à 500 mètres d’ici. Plus jamais ! J’avais en permanence 8 à 10 personnes autour de moi. De la folie ! C’est comme ça, ça ne changera plus, et je l’accepte. On parvient encore à aller dans des restos où on sait qu’on aura la paix.
Vous êtes un modèle. Est-ce difficile à supporter ?
Pas du tout. Des adultes ou des enfants m’écrivent pour me dire que je suis un rayon de soleil dans leur vie. C’est fantastique d’aider des gens tout simplement en leur faisant vivre des émotions. J’ai un rôle à remplir.
Vous avez longtemps nourri un complexe par rapport à votre physique. Quand cela a-t-il cessé d’être le cas ?
Jusqu’en mars-avril de cette année, je croyais encore que je n’y arriverais jamais. A cause de ma taille, je manquais de puissance par rapport à d’autres filles. J’étais désespérée. Le problème était physique et mental à la fois. Car on peut être petite et donner l’image de quelqu’un de très fort. Or, moi, j’étais petite, mais je ne voulais pas me montrer plus grande. Auparavant, j’étais physiquement trop repliée sur moi-même. Cette attitude vient de loin, de très loin même. Aujourd’hui, je redresse davantage les épaules et la tête. C’est une façon de montrer que j’existe. C’est le fruit d’un travail sur moi-même qui a pris du temps et qui n’est pas terminé. L’image est capitale. Il ne faut jamais montrer qu’on doute.
Vous sentez-vous davantage femme aujourd’hui ?
Depuis mon mariage, oui. Il y a un an, même si je donnais l’image de quelqu’un de mûr parce que la vie m’a forcée à mûrir très vite, j’étais en même temps encore trop jeune dans ma tête.
Il paraît que vous appréciez beaucoup aujourd’hui les séances photo et les publicités…
Oui parce qu’elles me permettent de faire autre chose. Le monde du tennis est très fermé et pas très réel. Ce n’est pas un monde où l’on peut tisser de vraies amitiés. On est amené à rencontrer des gens qui ne sont là que par intérêt et qui sont vraiment n’importe quoi ! Les hôtels et les aéroports aussi, c’est dur. C’est loin d’être la vie de rêve que les gens imaginent.
Jouerez-vous encore la Fed Cup ?
(Elle hésite.) Je ne crois pas non. En tout cas pas l’année prochaine où il y aura les JO. C’est trop. Ensuite, les récents problèmes n’ajoutent rien de positif à la situation.
Parlons-en de ces « récents problèmes ». Les accusations à peine voilées de dopage vous ontelles blessée ?
Certainement. Des gens ont essayé de salir ce que j’ai réalisé de plus grand cette année-ci, à savoir ma victoire à l’US Open. Les gens peuvent penser ce qu’ils veulent de moi, je m’en fous parce que je sais que ce n’est pas vrai. Mais il y a des enfants qui me voient comme leur modèle. On ne peut pas semer le trouble sans preuves, simplement parce que ce que je réalise rend jaloux. Dire que j’ai été déclarée positive à Roland Garros, ça a été trop loin. J’ai du mal à accepter et j’aurai du mal à pardonner.
Vous ne vous êtes jamais expliquée avec vos accusateurs ?
Non. D’abord ces gens ne sont pas venus me trouver. Ensuite, une fois que le mal est étalé sur la place publique, c’est trop tard. Je sais que mes progrès ont été étonnants mais je sais aussi combien j’ai sué pour y arriver !
Quand vous dites « ces gens », vous ne faites pas référence à Kim Clijsters ?
Non. Elle, elle m’a blessée après la finale à San Diego. S’il y a bien quelque chose que je n’ai jamais fait dans ma carrière c’est arrêter un match pour prendre un break psychologique. Elle était très déçue mais elle devait réfléchir avant de parler. Cela dit, j’ai moi-même eu une fois des mots malheureux vis-à-vis de Davenport et je l’ai regretté. J’aurais dû me taire.
Avez-vous discuté avec Kim ?
Non, et je ne crois pas que ça arrivera. Entre nous, rien ne s’est cassé parce qu’il n’y avait rien à casser. Nous avons toujours protégé cette image d’amitié qui n’a jamais existé. Nous sommes les premières responsables. Nous sommes collègues de travail et nous nous respectons. A la limite, ce qui s’est passé est bien parce que maintenant, les choses sont très claires.
Pouvez-vous affirmer ici n’avoir jamais rien pris comme produit dopant ?
Jamais ! Et je suis persuadée que je ne serai jamais tentée de le faire. Pour moi, les sportifs qui se dopent doivent être suspendus à jamais ! Je ne comprends pas comment ils peuvent encore monter sur un terrain de sport, lever un trophée et sourire à leur public. Ça doit être très dur.
Et ces fameux compléments alimentaires, parmi lesquels la créatine, vous arrive-t-il d’en prendre ?
Je ne prends rien du tout ! J’estime que, sur le long terme, il n’y a qu’une chose qui fonctionne : le travail. Je ne mettrai jamais ma santé et encore moins ma conscience en péril pour obtenir des résultats.
Après votre victoire à New York, les gens dans la rue parlaient davantage de la Ferrari que vous alliez offrir à votre époux que de votre succès sur les courts. N’étiez-vous pas, tous les deux, les premiers responsables de cette situation ?
Sans doute, oui. Nous avons commis une erreur de jeunesse. Cette histoire, ce n’est pas nous qui l’avons dévoilée à la presse. La Ferrari était un truc lancé entre nous. Naïve et innocente, j’ai confirmé une rumeur. On ne nous y reprendra plus ! (Rires.) C’est une expérience car on a compris qu’une certaine presse adore ça. La Ferrari et Beauty (NDLR : le chien de Clijsters) sont les histoires de 2003 !
Après le Masters, vous partez en vacances. Comment êtesvous sous le parasol ?
Pierre-Yves me dit toujours que je ne suis moi-même que quinze jours par an ! Il a raison. Je n’aime pas faire la crêpe. On va faire de la plongée et des sports nautiques. Bouquiner aussi. Surtout, on va se retrouver. Pierre-Yves aura à ses côtés une femme beaucoup plus relax. Ça va nous faire du bien.
Ferez-vous malgré tout du sport pour rester en forme?
C’est obligatoire, sinon je me sens mal. J’irai courir ou faire de la musculation, mais je ne toucherai pas de raquettes. Je me demande si j’arriverai à garder mon portable éteint. (Rires.)
Lorsque vous recevez votre chèque en tournoi, vous êtesvous déjà sentie mal à l’aise ?
Jamais. L’argent me permet de bien vivre mais je vous assure que je n’y pense pas du tout. Je vis dans un monde où il y a énormément d’argent. J’ai eu beaucoup de chance de naître avec ce talent mais ma vie comporte aussi d’énormes inconvénients. Je sais qu’il y a beaucoup de misère dans le monde mais je ne peux pas culpabiliser pour autant.
Le meilleur souvenir de 2003 ?
Rayon émotions : Roland Garros. J’aurais voulu écrire l’histoire que je ne l’aurais pas écrite différemment. Au niveau personnel, mon escapade avec Pierre-Yves à Las Vegas. C’était super, même si j’ai perdu 20 dollars en dix minutes aux machines à sous ! (Rires.)
Le plus mauvais ?
Ma défaite contre Kim à Anvers. J’ai subi là un affront devant mon public. C’était dur, mais ça m’a fait réagir. C’est peut-être dans cette défaite qu’il faut chercher les raisons de cette fantastique année 2003.
Si vous n’aviez pas été joueuse de tennis, qu’auriez-vous aimé faire ?
Difficile à dire car j’ai l’impression d’avoir toujours vécu pour être tenniswoman. Mon rêve était de devenir astronaute! J’aurais pu être aussi journaliste. Un jour, j’essaierai de développer mon sens littéraire. J’écrirai sans doute moi-même ma propre histoire où, cette fois, je me dévoilerai entièrement.
Vos contacts avec votre père, vos frères et votre soeur sont-ils définitivement rompus ?
En ce qui concerne mon frère et mon père, oui. C’est une certitude. Il y a quelque chose de cassé. J’ai eu besoin à un moment donné de prendre ma vie en main parce que je ne pouvais pas toujours laisser les autres décider pour moi de ce qui était bien ou pas. Aujourd’hui, je veux m’entourer des gens qui m’aiment pour ce que je suis réellement. J’ai réussi à guérir un petit peu mes blessures.
Et avec Sarah ?
C’est différent. Elle a 16 ans et n’est pas responsable des erreurs qu’« ils » ont commises par le passé. Maintenant, ça ne veut pas dire pour autant (elle s’interrompt)… On laissera passer du temps et on verra…
Votre bonheur actuel compense-t-il vos malheurs du passé ?
J’ai eu raison de faire confiance à certaines personnes et je suis récompensée aujourd’hui. Mais mon bonheur actuel serait total si j’avais ma maman à mes côtés. Je rendrais tout, mes titres, mon argent, pour la ravoir. Pour le reste, je n’ai aucun regret. Je devrais recommencer ma vie, je referais tout pareil. Je veux dire ici que j’ai trouvé mon bonheur. Beaucoup de gens disent : « Oh ! pauvre petite Justine, elle en a vécu des choses ». C’est vrai, mais la vie continue.

fleemke³
Nov 11th, 2003, 01:13 PM
I would love to help you but my french is so bad :o

per4ever
Nov 11th, 2003, 02:34 PM
it's a bit too much I'm afraid :eek:

caseyl45
Nov 11th, 2003, 04:09 PM
I'm in no hurry -- this project isn't due until after I come back from Christmas break (January), so anything you can come up in that time would be immensely helpful. I have part of the Humo interview, so don't worry about that one. If you can translate the one I posted here, that would be great.

Juju_fan
Nov 11th, 2003, 07:53 PM
I'll help you when I have time ;)

BTW thank you very much for this article, I was desperately looking for it :)

caseyl45
Nov 11th, 2003, 08:20 PM
I'll help you when I have time ;)

BTW thank you very much for this article, I was desperately looking for it :)

Thank you in advance. I really appreciate it. :worship: :worship:

Lady
Nov 12th, 2003, 07:05 PM
PY's interview was partly translated in our other Justine interview...
The same is with Le Soir interview, just not word by word

caseyl45
Nov 12th, 2003, 07:49 PM
PY's interview was partly translated in our other Justine interview...
The same is with Le Soir interview, just not word by word

I'm looking for direct quotes, though, and that's why I need a word by word translation of the Le Soir interview. I'm aware of the partial translation of the Humo one, and am eagerly waiting for the rest of it.

Nemesis
Nov 12th, 2003, 07:54 PM
I may be able to help you tomorrow or friday ... But not I won't promise it :o

caseyl45
Nov 12th, 2003, 10:22 PM
I may be able to help you tomorrow or friday ... But not I won't promise it :o

That's fine, Nemesis. Every little bit helps.

Nemesis
Nov 14th, 2003, 04:41 PM
Here's already a part from the transelation. it's a very intersting part. Especially about her singing capactities :o :D :lol:

BTW - You might wn to change some of my cranky English sentences. It's hard to first transelate the French into Dutch and then into English. It eliminates half of my English-sentence-forming capacity :p

Le Soir interview

Justine, Henin, the words of the number one

- Relaxed and very at ease, the girl from the Ardennes looks back on her year that will remain exceptionnal.
- She didn't side-step any subject, even not the most delicat ones.

CONVERSATION
PAOLO LEONARDI
PHILIPPE VANDE WEYER

Zen and high-tech, it's like that that we can describe the apartment of Justine et Pierre-Yves Hardenne in Wépion. The couple welcomes us in the intimacy of their duplex for a general review of that bottle 2003 that will remain classified as a grand cru in the carreer of the girl from the Ardennes.

Justine Henin, you prefer being the number one on the end of the season. Why?

Justine - To keep tha number one place a couple of weeks and to have more time to control it. It also means more requests. With Carlos (Rodriguez, the coach), we have concluded that it would be better to be on it on the 10th of november. I would be more ready to return to action in the middle of january, having accepted my new state.

Do you remember the first time that you have taken the number 1 spot?
Justine - It's very vague. All I know is that the woman who occupies herself with my contact lenses, remembered me that the first time I went to see her, she asked me what I wanted to do later and I anwered: being the world number 1. I must have been 11 or 12 years old. The people must have teken me for a big day dreamer.

On which moment did you take notice that the possibily was reallythere?
Justine - After my victory on Roland Garros. Winning two Grand Slams and becoming number 1 this year, it's something we didn't hope. When I lost in the semi finals of the Austalian Open (against Venus Williams), there was still a too huge gap between me and the girls above me.

Do you feel that you're the real leader of the tour?
Justine - This year, yes. Without any possible discussion. Of course, you can argue about the absence of the Williams sisters, but if they would play mmore, would they be physically able to hold their grip. As for Kim, she's definately as strong as me in the game, but I have handled the difficult situations better than her. It's in my to Grand Slam finals that I have become number 1.

Is it because of the absence of the Williams sisters that you and Kim have become number one?
Justine - They have helped us a little bit, that's evident. With having said that and what concers me, when I've beaten Serena in Charleston, I have gotten a sign. I had understood very well her way of playing and the mental approach that I have to have against her. Roland Garros was a turn around. At Wimbledon, she was too strong.

Do you miss them?
Justine - Personally, no! (laughs) But as players, I love it when the competition is as hard as possible. Honnestly, I would be more happy when they return because it could also be a way for me to find another motivation.

Doesn't the WTA help you to statute of a star?
Justine - I rather think that we are beginning to return to the sporting aspect. At least I hope it's like that, because when they talk to me about my aprtment or about the dog of Kim, I think it's sad. We have in Belgium two girls that are the world number 1 and 2. It's that that has to be important. Unfortunately, the interest of the people is sometimes elsewhere.

Are you capable of realising the Grand Slam in 2004?
Justine - My dream is winning all for of them one day. Now, there have happened so many things since the moth of June that I have to take my time. Winning Wmbledon or the Australian Open woul be sensational, but we have to keep being realistic: the defeat in a Grand Slam will happen one day.

Do you get accustomed to succes?
Justine - I have to learn to live with eyes of the people on me. And it's not easy. Two years ago, I had bad experiences with my arrival in the top 10. I wondered if I was made for being permanently observed. I've had troubles with asserting myself in the top 10, then in the top 5 and, this year, I have burst open and I have gotten accustomed to the succes. Even if there are times when I'm more irritated than other times. When people come to me, it's always delicat. Nine times on ten, thing will work out fine, but the tenth time, it will be the wrong moment and that person will forever hate me.

The people that know very little of you, look to you as a girl always in control ...
Justine - In public, I try to maintain a certain control because I think that there is something in me that I have to keep for myself. On the personal side, I am very generous and very spontane. I live more for th other than for myself. I'm still young. In time I will begin to be more natural and have more close relations with the people. There are people who may look more close but who are actually hypocrit. I myself try to be honnest to my public. I believe that I give them a lot, but I also don't want to give them too much. I want to remain a simple girl, true to her image.

Although you don't hesistate in revealing your mistakes, you don't like to show your emotions. Why?
Justine - I am a very honnest person with the press and in general. It's important to be able to admit your mistakes to accept them, because when you lie, you can't live in peace wuth yourself. As for my emotions, they have always forbid me to show them in my childhood. I couldn't cry. I created an obstruction, but today everything's much better. Inside myself, my joy is huge but I don't have the urge to show it to the others. From the moment that the people that are close to me feel it, I'm already happy

Are you still capable of being astonished?
Justine - Yes. I went to see Céline Dion in Las Vegas and I was astonished like a little girl can be before me. I know all her songs by heart! I wa in full admiration before someone so energetic and so generous. Céline Dion, it's one of the biggest stars you can meet and she has remained so simple and so natural. A lesson.

We don't know a thing about the singer inside Justine Henin ...
Justine - It's better like that because I sing like a cat! Under the shower and in my car. I drive Pierre-Yves and Carlos crazy!

Do you still manage to control your private life?
Justine - I can't do what I want any more. I appeal to a lot of people, because Je ne peux plus faire ce que je veux. After my return from the US Open, I have made my purchases in a supermarket just 500 meters from here. I'll never do that again! I permanently had 8 to 10 peopl around me. It was madness. It's like that, it'll never change and I accept it. It happens that we so to restaurants where we know that we'll have some rest.

You are a role model. Is it difficult to bear?
Justine - Not at all. Adults and children write letters to me to say that I am a ray of light in their life. It's fantastic to help people just to let them go through those emtions. I have a role to fullfil.

You have had a complex regarding your physique. When did it stop beaing the case?
Justine - Untill march-april this year, I thought that I would never get there. Because of my figure, I lacked power regarding the other girls. I was desperate. The problem was physical and also mental. Because you can be small and give the impression of being someone who's very strong. Well, me, I was small, but I didn't want to act like I was bigger. In the past, I was physically too much retiring into myself. That atitude comes from the past, from the very past. Today, I reraise my shoulders and my head. It's a way to show that I'm alive. It's the fruit of a lot of the work on my person that has taken a lot of time that has not yet finished. The image is very important. You must never show that you are doubting.

Do you think that you're first of all a woman today?
Justine - Since my mariage, yes. A year ago, even when I made the impression of being mature because my life has force me to grow up very quick, I was at the same time still too young in my head.

It seems that you like very much photo sessions and publicities these days ...
Justine - Yes, because they permit me of doing something different. The tennis world is very closed and not very real. It's not a world where you can build up real friendships. We are driven to meet people who are there just because of intersest and who are really whatever you can imagine. Also hotels and airports, it's hard. It's very far from the ideal life that the people think we have.

Will you still play the Fed Cup?
Justine - (She hesitates) I don't think so, no. I any case, not next year when there're also Olympic Games. It's too much. And then, the recent problems don't bring anything positive to the situation.

Let's talk about those "Recent problems". Did the not so hidden doping accustions hurt you much?
Justine - Definately. People have tried to soil the biggest things I realised this year, being my victory at the US Open. People can think what they want, I don't care because I know that it's not true. But there are children that see me as their role model. You cannot feed trouble without evidence, just because what I realise makes some people jealous. Saying that I have been found positive on Roland Garros, that was a step too far. I have troubles with accepting it and I will have troubles with forgiving it.

You have never explicated yourself to your offenders?
Justine - No. First of all, those people haven't come to find me. Then, once the bad thing has spread around, it's too late. I know that my progress is astonishing, bit I also know how much I have sweated to get there.

When you say "Those people", you don't refer to Kim Clijsters?
Justine - No. She, she has heard me after the final of San Diego. If there' something that I haven't done in my carreer, it' stopping a match for a psychological break. She as very dissappointed, but she also has to think before she speaks. Having said this, I myself have said bad words against Davenport and I regret them. I should have shut up.

Did you discuss it with Kim?
Justine - No, and I don't think that it'll happen. Between us, there was, nothing has broken because tehre was nothing to break. We have always protected this image of friendship that never existed. We are the first ones that are responsible. We are colleagues at work and we repect each other. In the end, what happened is good because now the thins are very clear.

Can you confirm here that you have never taken doping?
Justine - Never! And I am convinced that I have never been tempted to do it. For me, the sportmen that use dopind have to be suspended forever! I don't know how they dare to show up on court, hoisting a trophy and laugh at the audience. It has to be very hard.

And those famous food complements, including creatine, does it happen that you take them?
Justine - I do not take anything. I think that, in a long term, there' only one thing that works: working. I would never put my health and my conscious in danger to get results.

After your victory in New-York, the people in the street were talking more about the Ferrari that you would buy for your husband than about your succes on the courts. Waren't you two the first ones responsible for that situation?
Justine - Without a doubt, yes. We have commited a youghtful transgression. That story, it wasn't us that has reveiled it to the press. The Ferrari was a tric betwen us. Naive and innocent, I confirmed the rumour. W will never do it again! (laughs) It's an experience because we have understood that a certain press loves that. Le Ferrari and Beaty (the dog of Clijsters) are the stories of 2003!

After the Masters, you depart on vacation. How do you behave under the sunshade?
Justine - Pierre-Yves has always told me that I'm only 15 days myself during a year! He' right. I don't like making pancakes. We will scuba diving and water sports. Reading books too. Above all, we're going to find each other again. Pierre-Yves will have a much more relaxed woman by his side. It'll do us good.

Besides all, do you practice sports to keep in form?
Justine - It's obligatory, if not, I would feel miserable. I will go running or do some muscle exercises, but I will not touch racquets. I wonder if I will manage to put my cell phone off. (laughs)

When you recieve your check of a tournament, do you ever have a bad feeling?

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Justine - Jamais. L’argent me permet de bien vivre mais je vous assure que je n’y pense pas du tout. Je vis dans un monde où il y a énormément d’argent. J’ai eu beaucoup de chance de naître avec ce talent mais ma vie comporte aussi d’énormes inconvénients. Je sais qu’il y a beaucoup de misère dans le monde mais je ne peux pas culpabiliser pour autant.

Le meilleur souvenir de 2003 ?
Justine - Rayon émotions : Roland Garros. J’aurais voulu écrire l’histoire que je ne l’aurais pas écrite différemment. Au niveau personnel, mon escapade avec Pierre-Yves à Las Vegas. C’était super, même si j’ai perdu 20 dollars en dix minutes aux machines à sous ! (Rires.)

Le plus mauvais ?
Justine - Ma défaite contre Kim à Anvers. J’ai subi là un affront devant mon public. C’était dur, mais ça m’a fait réagir. C’est peut-être dans cette défaite qu’il faut chercher les raisons de cette fantastique année 2003.

Si vous n’aviez pas été joueuse de tennis, qu’auriez-vous aimé faire ?
Justine - Difficile à dire car j’ai l’impression d’avoir toujours vécu pour être tenniswoman. Mon rêve était de devenir astronaute! J’aurais pu être aussi journaliste. Un jour, j’essaierai de développer mon sens littéraire. J’écrirai sans doute moi-même ma propre histoire où, cette fois, je me dévoilerai entièrement.

Vos contacts avec votre père, vos frères et votre soeur sont-ils définitivement rompus ?
Justine - En ce qui concerne mon frère et mon père, oui. C’est une certitude. Il y a quelque chose de cassé. J’ai eu besoin à un moment donné de prendre ma vie en main parce que je ne pouvais pas toujours laisser les autres décider pour moi de ce qui était bien ou pas. Aujourd’hui, je veux m’entourer des gens qui m’aiment pour ce que je suis réellement. J’ai réussi à guérir un petit peu mes blessures.

Et avec Sarah ?
Justine - C’est différent. Elle a 16 ans et n’est pas responsable des erreurs qu’« ils » ont commises par le passé. Maintenant, ça ne veut pas dire pour autant (elle s’interrompt)… On laissera passer du temps et on verra…

Votre bonheur actuel compense-t-il vos malheurs du passé ?
Justine - J’ai eu raison de faire confiance à certaines personnes et je suis récompensée aujourd’hui. Mais mon bonheur actuel serait total si j’avais ma maman à mes côtés. Je rendrais tout, mes titres, mon argent, pour la ravoir. Pour le reste, je n’ai aucun regret. Je devrais recommencer ma vie, je referais tout pareil. Je veux dire ici que j’ai trouvé mon bonheur. Beaucoup de gens disent : « Oh ! pauvre petite Justine, elle en a vécu des choses ». C’est vrai, mais la vie continue.